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Acné : pourquoi elle touche de plus en plus d'adultes et comment nos modes de vie l'aggravent

De l’adolescence à l’âge adulte,  l'acné est devenue une pathologie chronique amplifiée par nos habitudes alimentaires, notre sédentarité et l’omniprésence des écrans via les réseaux sociaux

L'acné adulte : une réalité qui s'amplifie

Longtemps considérée comme un simple passage de l’adolescence, l’acné s’impose aujourd’hui comme une maladie dermatologique chronique, universelle et persistante. Elle concerne 1 adulte sur 4 après 25 ans, avec une prévalence nettement plus élevée chez les femmes.

À l’occasion du congrès de l’EADV qui s’est tenu à Paris en septembre, trois experts de renommée mondiale, le Dr Jerry Tan (Western University, Canada), le Pr Dedee F. Murrell (St George Hospital, Sydney, UNSW) et le Pr Latanya T. Benjamin (États-Unis, Floride) ont donné un symposium sur l’épidémiologie changeante de l’acné : des débuts précoces à la persistance tardive.

Leurs interventions ont mis en évidence que l’acné n’est pas qu’un problème de peau passager, mais une maladie dermatologique chronique aux causes multiples et aux répercussions profondes sur la santé physique, psychologique et sociale.


Acné chez les adolescents : le poids des réseaux sociaux

Un impact psychologique majeur

L’acné de l’adolescent touche la majorité des jeuneset bouleverse leur quotidien. Une enquête internationale révèle que 41 % des adolescents concernés ont cessé de prendre des selfies à cause de leur peau1. L’impact psychologique est lourd : anxiété, isolement, perte de confiance. Apprendre à vivre avec son acné au quotidien nécessite un accompagnement adapté et des stratégies concrètes pour préserver son bien-être.

Une méta-analyse mondiale estime que 22 % des patients souffrant d’acné présentent des signes de dépression2 et près de 12 % des idées suicidaires. De plus, l’acné de l’adolescent est souvent récidivante et persistante, avec des rechutes possibles même après un traitement bien conduit.

Réseaux sociaux et normes esthétiques irréalistes

Les réseaux sociaux accentuent ce mal-être : 90 % des adolescentes et 75 % des garçons retouchent leurs photos avant de les publier. 

Filtres, influenceurs et “traitements miracles” viraux nourrissent des attentes irréalistes et une méfiance croissante envers les traitements médicaux. 

Les adolescents constituent une cible privilégiée de la désinformation : vidéos “avant/après”, conseils hasardeux et promesses de guérison expresse envahissent leurs écrans, renforcées par des algorithmes qui exploitent leurs insécurités.

Face à cette désinformation, il est crucial de connaître les bons et les mauvais gestes en cas d'acné pour éviter d'aggraver les lésions.

« L’acné n’est pas qu’un problème cutané, c’est un enjeu social et émotionnel », souligne le Pr Benjamin. « Nous ne traitons pas seulement la peau, nous aidons une génération à apprendre à se voir dans un monde numérique. »


Acné adulte : Pourquoi les femmes sont en première ligne ?

Une prévalence en forte hausse après 25 ans

Loin de disparaître après la puberté, l’acné adulte touche de plus en plus de femmes entre 25 et 40 ans. Les données épidémiologiques montrent une prévalence nettement plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Les conséquences psychologiques sont tout aussi marquées : les femmes adultes atteintes affichent des scores de qualité de vie comparables à ceux de maladies chroniques sévères (DLQI ≈ 123), indépendamment de la sévérité clinique.

Les causes de l'acné hormonale chez la femme

Les causes sont multiples : 

  • fluctuations hormonales, 
  • prédispositions métaboliques comme l’insulinorésistance, 
  • mais aussi pression sociale et esthétique. 

Pour le Pr Murrell, « l’acné n’est pas un problème passager, c’est une maladie chronique qui bouleverse la vie quotidienne».

Les causes de l'acné moderne : alimentation, pollution et stress

L’acné chronique progresse aujourd’hui car elle se situe au croisement de plusieurs transformations de nos sociétés modernes :

  • Facteurs hormonaux et biologiques : l’axe androgènes–IGF-1 stimule une production de sébum plus épaisse et inflammatoire, entraînant la formation de microcomédons.
  • Alimentation : la consommation accrue de sucres rapides, produits laitiers et protéines de lactosérum active la voie mTORC1, impliquée dans la puberté précoce, l’insulinorésistance et l’acné persistante.
  • Pollution atmosphérique : les dioxines et autres polluants activent des récepteurs cutanés (AhR), favorisant la formation de lésions.
  • Déséquilibre du microbiome cutané : certaines souches de Cutibacterium acnes sont inflammatoires, tandis que d’autres sont protectrices – l’équilibre se rompt sous l’effet des modes de vie.
  • caroline.perdrix@pierre-fabre.comPression sociale et numérique : l’hyper-connexion et la culture de l’image exacerbent l’obsession de la peau“parfaite”, retardant parfois la prise en charge médicale au profit de conseils non validés.

Ce terrain métabolique est souvent associé au syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), rappelant que l’acné féminine est un révélateur de santé globale et doit être considérée comme telle.

En clair, l’acné est devenue le miroir d’une époque : stress, urbanisation, alimentation ultra transformée, sédentarité, hyper-connexion aux réseaux sociaux avec des normes esthétiques irréalistes (filtres numériques, images retouchées) et une omniprésence de modèles de beauté sans imperfections.

 

Traitement de l'acné : agir tôt pour limiter les cicatrices

Les spécialistes sont unanimes : l’acné n’est pas seulement un problème de peau, mais une maladie hormonale, environnementale et sociétale.

« En prenant en charge la maladie tôt, en luttant contre la désinformation et en accompagnant les patients dans leur parcours, il est possible de limiter les cicatrices laissées par l’acné - sur la peau comme sur l’estime de soi » conclut le Docteur Gautier Doat, Directeur médical des laboratoires dermatologiques Avène.

A propos de Eau Thermale Avène : https://www.eau-thermale-avene.com 

Contact presse : Caroline Perdrix Thomas caroline.perdrix@pierre-fabre.com

1 Etude ALL – Pierre Fabre 
2 Global prevalence of mental health comorbidity in patients with acne : an analysis of trends from 1961 to 2023. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39692772/
3 Le DLQI (Dermatology Life Quality Index) est un questionnaire international qui mesure l’impact des maladies de peau sur la qualité de vie. Le score est sur une échelle de 0 à 30. Le score de 12 traduit un impact important

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